Guerre et Réconciliation
« Les droits humains concernent la dignité humaine. Ils concernent également la responsabilité en cas de violations flagrantes des droits humains et du droit international humanitaire. Il reste beaucoup à faire. Il faudra des efforts considérables et la bonne volonté de toutes les parties concernées [...] pour créer les conditions propices à la paix, à la justice et à la réconciliation. Les droits humains doivent être au cœur de ces efforts. »
Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk
Dans sa déclaration du 15 octobre 2025 devant la 3ème Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a noté qu’il y avait « de multiples conflits qui faisaient rage dans le monde », notamment en République démocratique du Congo, à Gaza, au Myanmar, au Soudan et en Ukraine, pour ne citer que quelques exemples. Il a également mis en évidence les séquelles de la guerre et les efforts de justice transitionnelle dans des pays tels que Haïti et la Syrie, ainsi que les violences sexuelles et sexistes liées aux conflits en Afghanistan, en République centrafricaine, en Colombie, au Honduras, en Irak, en Somalie et au Soudan du Sud, en plus des pays mentionnés ci-dessus.
En 2022, Fernand de Varennes, alors Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a accordé une attention particulière aux liens entre l’exclusion des minorités d’une part, et les conflits d’autre part. Selon les données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, des conflits armés ont éclaté dans au moins 39 États en 2020. Cette situation s’est, sans aucun doute, aggravée depuis lors.
Commentant les aspects liés aux minorités dans le contexte des conflits contemporains, le Rapporteur spécial de Varennes a fait les observations suivantes : (a) la plupart des conflits actuels sont intra-étatiques plutôt qu’interétatiques et impliquent une minorité ethnique, linguistique ou religieuse ; (b) la majorité des situations en 2018 qui ont impliqué une instabilité, des génocides passés, des crimes potentiels contre l’humanité et des menaces similaires concernaient des groupes pouvant être qualifiés de minorités ; et (c) à l’échelle mondiale, les principaux facteurs d’instabilité conduisant à des conflits sont liés à l’exclusion et à l’injustice. Il a conclu en notant qu’il y avait aujourd’hui plus de conflits violents dans le monde qu’à aucun autre moment au cours de ces 30 dernières années.[1]
La cinquième édition du Concours international pour les artistes issus de minorités (2026) vise à offrir une plateforme aux artistes du monde entier travaillant sur des thèmes liés à la guerre et à la réconciliation.
Les artistes issus de minorités peuvent jouer un rôle clé dans la promotion de la paix, de la justice transitionnelle, de la compréhension mutuelle et de la réconciliation. Les artistes documentent la guerre et les conflits, tout en préservant les mémoires, en humanisant les victimes et en remettant en question les récits officiels à travers des moyens d’expression tels que la peinture, la photographie, la sculpture, les installations, les arts numériques et le cinéma, mais aussi la musique et la danse. Leur travail peut susciter l’empathie, provoquer la réflexion et servir de forme puissante de protestation et d’outil de guérison et de formation du discours public à toutes les étapes d’un conflit, ainsi que longtemps après la fin de celui-ci.
Les candidatures d’artistes issus de minorités doivent être envoyées au plus tard le 1er mars 2026, selon les critères énoncés ci-dessous et sur ce lien.
Concours international pour les artistes issus de minorités 2026
Le 18 décembre 2025, à l’occasion du 33ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), les organisations non gouvernementales Minority Rights Group et Freemuse, ainsi que la Ville de Genève lancent l’édition 2026 du Concours international pour les artistes issus de minorités, axée sur le thème de la guerre et de la réconciliation.
Les artistes qui s’identifient comme appartenant à une minorité nationale, ethnique, religieuse ou linguistique sont invités à soumettre des images électroniques de haute qualité de cinq œuvres d’art en rapport avec le thème de l’édition 2026. Le jury sélectionnera jusqu’à huit artistes, groupes d’artistes ou projets artistiques issus de minorités qui recevront des prix non hiérarchiques, notamment les prix pour les jeunes artistes issus de minorités (réservé aux artistes âgés de moins de 35 ans et de préférence de moins de 24 ans au 1er mars 2026) et pour l’engagement en faveur des communautés minoritaires (réservé aux artistes dont le travail implique ou profte activement à la communauté au sens large, notamment en démontrant une forte dimension participative et/ou de mobilisation communautaire). Les candidatures comportant moins de 5 œuvres d’art sont susceptibles d’être rejetées par le jury. La date limite de soumission des candidatures est fixée au 1er mars 2026. Les lauréats et lauréates seront annoncés en novembre 2026.
Admissibilité et candidature au Concours international pour les artistes issus de minorités
Les artistes qui s’identifient comme appartenant à une minorité nationale, ethnique, religieuse ou linguistique sont invités à postuler à l’édition 2026 du Concours international pour les artistes issus de minorités. Toutes les œuvres d’art traitant de thèmes liés à la guerre et à la réconciliation sont éligibles, y compris, mais sans s’y limiter, la photographie, la peinture, la vidéo, l’installation, le dessin, la sculpture, les arts numériques, la danse, la musique, etc. Pour des raisons pratiques, il est nécessaire de soumettre une présentation des œuvres d’art sous forme numérique. Il n’y a pas de frais d’inscription au concours.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ne revendique aucun droit sur les œuvres d’art. Toutefois, il demandera (1) à l’artiste de confirmer explicitement que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et ses partenaires sont autorisés à présenter le profil des artistes et à utiliser la présentation virtuelle des œuvres d’art de façon publique, spécifiquement dans le cadre du concours et de sa promotion ; et (2) que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et ses partenaires ne renverront aucune copie des œuvres soumises au format numérique.
Pour postuler au concours, les candidats et candidates devront soumettre une courte biographie (incluant leur appartenance à une minorité), un paragraphe décrivant leur approche du thème du concours 2026 et une sélection de 5 œuvres d’art en rapport avec ce thème. Les candidatures comportant moins de 5 œuvres d’art risquent d’être rejetées par le jury.
Jusqu’à huit prix seront décernés par le jury. Ces prix sont répartis dans les catégories suivantes : (1) Prix principaux ; (2) Prix des jeunes artistes issus de minorités, réservé aux artistes âgés de moins de 35 ans, et de préférence de moins de 24 ans au 1er mars 2026 ; et (3) Prix de l’engagement en faveur des communautés minoritaires, réservé aux artistes dont le travail implique ou profite activement à la communauté au sens large, notamment en démontrant une forte dimension participative et/ou de mobilisation communautaire. Les artistes dont la pratique implique la participation de leur communauté ou une action collective doivent décrire cet aspect de leur travail, au moment de soumettre leur candidature. Tous les prix sont non hiérarchiques.
Les femmes et les artistes LGBTQI+ appartenant à des minorités sont particulièrement encouragés à postuler.
Les artistes ayant déjà reçu un prix ou une mention honorable lors des éditions précédentes du Concours international pour les artistes issus de minorités ne sont pas éligibles.
Les partenaires regrettent de ne pas pouvoir contacter tous les candidats non retenus au concours. Les prix seront annoncés publiquement en novembre 2026.
Le formulaire de candidature est disponible à l’adresse suivante: link.
Processus et critères d’évaluation
Après une évaluation technique par les partenaires afin de déterminer l’éligibilité, les décisions relatives aux prix sont prises par un jury indépendant. Le jury examine les candidatures éligibles et décide de l’attribution des prix (jusqu’à huit prix), dont le Prix des jeunes artistes issus de minorités, réservé aux artistes âgés de moins de 35 ans, et le Prix de l’engagement en faveur des communautés minoritaires.
Lors de l’examen des candidatures des artistes et de leurs œuvres, les critères qui seront discutés par le jury peuvent inclure, sans s’y limiter :
- La valeur artistique
- Éléments de l’œuvre de l’artiste donnant un aperçu des questions, de l’identité et/ou de l’expérience des minorités
- Pertinence des opinions et des œuvres de l’artiste par rapport au thème du concours
- Créativité et innovation
- Portée et impact effectifs des œuvres plus établies ou potentiel perçu d’accroître la visibilité des œuvres moins connues
- Courage et/ou originalité dans le traitement de thèmes ou de questions difficiles
- Dévouement
Les critères susmentionnés ne sont pas exhaustifs, et les lauréats et lauréates peuvent ne pas répondre à tous ces critères. La décision du jury sera prise à l’unanimité, elle sera définitive et sans appel. Dans la mesure du possible, le portfolio des lauréats et lauréates reflétera la plus grande diversité possible d’artistes et d’œuvres d’art, ainsi qu’un équilibre entre les sexes et les origines géographiques.
Contexte : minorités, guerre et réconciliation
La déclaration faite le 15 octobre 2025 par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk devant la 3ème Commission de l’Assemblée générale des Nations unies donne à réfléchir. Il a fait état de « multiples conflits qui font rage à travers le monde », notamment en République démocratique du Congo, à Gaza, au Myanmar, au Soudan et en Ukraine. Il a également souligné les séquelles de la guerre et les efforts de justice transitionnelle dans des pays tels que Haïti et la Syrie, ainsi que les violences sexuelles et sexistes liées aux conflits en Afghanistan, en République centrafricaine, en Colombie, au Honduras, en Irak, en Somalie et au Soudan du Sud, en plus des pays mentionnés ci-dessus.
En 2022, Fernand de Varennes, alors Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a accordé une attention particulière aux liens entre l’exclusion des minorités et les conflits. Citant des données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, il a indiqué qu’en 2020, des conflits armés avaient éclaté dans au moins 39 États (soit 5 de plus qu’en 2019), la plupart étant des conflits internes opposant, au sein d’un même pays, les forces gouvernementales à un ou plusieurs groupes non étatiques, généralement une minorité. Sur la base des données disponibles, le Rapporteur spécial de Varennes a fait les observations suivantes:
(a) La plupart des conflits actuels sont intra-étatiques plutôt qu’interétatiques et impliquent une minorité ethnique, linguistique ou religieuse ;
(b) La majorité des situations en 2018 impliquant une instabilité, des génocides passés, des crimes potentiels contre l’humanité et des menaces similaires concernaient des groupes pouvant être qualifiés de minorités ;
(c) À l’échelle mondiale, les principaux facteurs d’instabilité conduisant à des conflits sont aujourd’hui liés à l’exclusion et à l’injustice ;
Le Rapporteur spécial de Varennes a conclu : « Il y a aujourd’hui plus de conflits violents dans le monde qu’à aucun autre moment au cours des 30 dernières années, et le monde est également confronté à la plus grande crise de déplacements forcés jamais enregistrée ».[2]
Afin de mettre fin aux conflits, les droits humains doivent être au cœur d’un processus global de paix et de réconciliation, notamment pour garantir :
- La responsabilité et la justice transitionnelle : sans vérité, justice et responsabilité, il ne peut y avoir de réconciliation et d’apaisement à long terme. Cela inclut la recherche de la vérité et la reconnaissance des atrocités commises. La surveillance et le signalement des violations des droits humains restent essentiels pour soutenir les processus actuels et futurs de responsabilisation visant à lutter contre l’impunité et à dissuader les violations. Ces processus doivent être renforcés, sans exposition aux menaces, à l’intimidation et aux représailles.
- Sécurité et état de droit : le concept de sécurité doit être large, englober tous les peuples en conflit et reconnaître que la sécurité repose sur l’état de droit et le respect des droits humains. Un élément central du processus de relèvement et de reconstruction est la nécessité de garantir une administration adéquate de la justice et l’application de la loi, conformément aux normes internationales en matière de droits humains.
- Construction de l’État et gouvernance : L’ensemble des droits humains – économiques, sociaux, culturels, civils et politiques – fournit un cadre complet pour la mise en place d’un système de gouvernance responsable, démocratique et inclusif.
- Inclusion et légitimité : pour réussir à construire un État et des institutions, il est essentiel de veiller à ce que tous les citoyens, quels que soient leur sexe, leur orientation sexuelle, leur âge, leurs capacités, leur religion ou leurs convictions, leur origine ethnique ou leur appartenance à une minorité ou à un peuple autochtone, puissent jouer un rôle dans les processus de relèvement et de prise de décisions politiques qui les concernent, et de garantir que les institutions étatiques et l’administration publique restent responsables.
- Société civile : une société civile forte est essentielle pour réaliser des progrès significatifs dans les domaines du relèvement durable, de la gouvernance responsable, de l’inclusion et de la légitimité.
- Accessibilité : l’accès total et sans restriction à l’aide humanitaire et aux travailleurs humanitaires, aux journalistes internationaux, aux agents de protection et aux observateurs des droits humains doit être garanti. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier librement.
- Toute mission internationale de stabilisation doit inclure un volet relatif aux droits humains : l’intégration des droits humains permet notamment de mettre en place des capacités dédiées à la protection des civils, au renforcement des capacités des forces de sécurité en matière de droits humains et au contrôle du respect des droits.
- Éducation aux droits humains et à la paix : il est essentiel de lutter contre la discrimination et les discours de haine qui enfreignent le droit international des droits humains. L’éducation aux droits humains favorise une culture de paix, la lutte contre l’extrémisme et la radicalisation, et encourage la participation et le dialogue avec la société civile.
Dans le contexte de la guerre et de la réconciliation, la Déclaration des Nations Unies sur les minorités de 1992 reste essentielle pour définir les principes directeurs relatifs aux droits des minorités. En 2020, la première experte indépendante sur les questions relatives aux minorités, Gay MacDougall, a souligné que, dans le contexte d’un conflit, parmi les éléments essentiels d’une stratégie visant à prévenir les conflits impliquant des minorités figurent le respect des droits des minorités, en particulier en ce qui concerne l’égalité d’accès aux opportunités économiques et sociales ; la participation effective des minorités à la prise de décision ; le dialogue entre les minorités et les majorités au sein des sociétés ; et le développement constructif de pratiques et de dispositifs institutionnels permettant de prendre en compte la diversité au sein de la société.[3]
Les artistes issus de minorités peuvent jouer un rôle clé dans la promotion de la paix, de la justice transitionnelle, de la compréhension mutuelle et de la réconciliation. Les artistes documentent la guerre et les conflits en préservant les souvenirs, en humanisant les victimes et en remettant en question les récits officiels à travers des moyens d’expression tels que la peinture, la photographie, la sculpture, les installations, les arts numériques et le cinéma, mais aussi la musique et la danse. Leur travail peut susciter l’empathie, provoquer la réflexion et constituer une forme puissante de protestation et un outil de guérison et de formation du discours public à toutes les étapes d’un conflit, ainsi que longtemps après la fin de celui-ci.
Il existe une longue et riche histoire d’artistes, y compris d’artistes issus de minorités, qui se sont engagés pour mettre en lumière le terrible coût de la guerre et qui ont utilisé leur art pour s’y opposer ouvertement. Pour ne citer que quelques exemples, entre 1810 et 1820, le peintre et graveur espagnol Francisco Goya a réalisé une série de 82 gravures, connues comme Les Désastres de la guerre, qui sont largement considérées comme une protestation visuelle contre la violence du soulèvement du 2 mai 1808 et la guerre d’Espagne qui a suivi, de 1808 à 1814. Bien qu’au début de sa vie le peintre juif allemand Max Liebermann se soit porté volontaire pour servir dans la guerre franco-prussienne, après la Première Guerre mondiale, son art a nettement évolué vers le pacifisme. En particulier, son œuvre La Guerre sur terre montre une scène chaotique et horrible de mort et de souffrance, tandis que ses autres œuvres se concentrent sur les conséquences de la guerre, capturant le désespoir des soldats blessés et un paysage désertique.
La multiplication des monuments érigés pour commémorer les événements traumatisants du passé a également donné de plus en plus de place à la vision des artistes sur la mémoire. Le monument récemment inauguré au camp de concentration de Rivesaltes a par exemple créé un espace pour des artistes tels que le Catalan Josep Bartoli, dont l’œuvre – réalisée en exil au Mexique – dépeint de manière critique la violence et le militarisme.[4] Les artistes communautaires qui travaillent en dehors du cadre prestigieux du monde de l’art ont joué un rôle crucial en mettant en lumière « les petits endroits », pour reprendre l’expression évocatrice d’Eleanor Roosevelt, et en leur donnant une signification universelle. Comme toujours, à bien des égards, les voix marginales offrent souvent les visions les plus perspicaces, les plus novatrices ou les plus stimulantes pour briser les schémas de complaisance ou d’oppression.
Partenariat
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (www.ohchr.org) est la principale entité des Nations Unies chargée des droits humains. Nous représentons l’engagement mondial en faveur de la promotion et de la protection de l’ensemble des droits et libertés énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Freemuse (www.freemuse.org) est une organisation non gouvernementale internationale indépendante qui défend la liberté d’expression artistique et la diversité culturelle. Freemuse bénéficie du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies (UN-ECOSOC) et du statut consultatif auprès de l’UNESCO. Freemuse opère dans un cadre juridique et international des droits humains qui défend les principes de responsabilité, de participation, d’égalité, de non-discrimination et de diversité culturelle.
Minority Rights Group (https://minorityrights.org/) mène des campagnes dans le monde entier avec environ 150 partenaires dans plus de 50 pays afin de garantir que les minorités défavorisées et les peuples autochtones puissent faire entendre leur voix. Grâce à ses programmes, ses publications, ses actions de plaidoyer, ses affaires juridiques, ses services de conseil, ses formations et ses actions dans les médias, MRG soutient les minorités et les peuples autochtones dans leurs efforts pour défendre leurs droits – à la terre sur laquelle ils vivent, à la langue qu’ils parlent, aux croyances qu’ils pratiquent, à la culture dont ils jouissent, à l’égalité des chances dans l’éducation et l’emploi, et à la pleine participation à la vie publique.
En 2024, après plusieurs années de soutien financier et technique, la Ville de Genève s’est associée à l’initiative en tant que partenaire. En 2024 et 2025, les partenaires ont également travaillé en étroite collaboration avec le soutien d’autres institutions, notamment le Centre des Arts de l’École internationale de Genève (Ecolint), la Loterie Romande, le Département de l’éducation publique, de la formation et de la jeunesse de la République et du canton de Genève, ainsi que d’autres donateurs qui ont demandé à rester anonymes.
Éditions précédentes du Concours international pour les artistes issus de minorités
Le Concours international pour les artistes issus de minorités a débuté en 2022, à la suite d’une série de webinaires visant à soutenir les artistes issus de minorités, organisés pendant la pandémie de COVID-19. Les éditions précédentes du Concours international pour les artistes issus de minorités ont couvert quatre thèmes : l’apatridie (2022), en collaboration avec le HCR ; l’intersectionnalité (2023) ; la mémoire dans le présent (2024) ; et l’appartenance, le lieu et la perte (2025).
Objectifs de l’édition 2026 du Concours international pour les artistes issus de minorités
Le Concours international pour les artistes issus de minorités s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Minority Artists for Human Rights » (2024-2028), une initiative mondiale qui vise à créer une plateforme collective d’apprentissage continu, réunissant les générations actuelles et futures d’artistes issus de minorités qui donnent une voix aux personnes et communautés qui ne sont pas entendues et qui favorisent un changement sociétal positif. L’initiative englobe un programme complet de soutien aux artistes issus de minorités en tant que défenseurs et défenseuses des droits humains, qui repose sur quatre piliers : le renforcement de la protection des artistes issus de minorités en tant que défenseurs et défenseuses des droits humains ; l’élargissement de la portée et de la sensibilisation afin d’atteindre des publics diversifiés et des groupes exclus ; le développement d’un réseau de villes désignées, dont Genève, comme centres pour l’art et la culture des minorités, par le biais du Réseau mondial des villes pour les droits des minorités ; l’approfondissement de l’interconnectivité entre les artistes issus de minorités et le système des Nations Unies pour la protection des droits humains. Cette action est envisagée comme un partenariat élargi entre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et un large éventail d’institutions, de partenaires, et de communautés.
Communication
Les hashtags du concours sont les suivants :
#MinorityArtists4HumanRights
Après le lancement du concours le 18 décembre 2025 et avant la date limite de soumission des candidatures fixée au 1er mars 2026, les partenaires publieront des communications de suivi présentant les membres du jury et l’initiative.
Planification
18 décembre 2025 Anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les minorités (1992) | Lancement en ligne de l’appel à candidatures pour l’Édition 2026 du Concours international pour les artistes issus de minorités |
| 18 décembre 2025 – 1er mars 2026 | Rappels en ligne et communication présentant le jury et les artistes récompensés lors de l’édition 2025. |
| 1er mars 2026 | Date limite pour les candidatures des artistes issus des minorités (clôture des soumissions) |
| 2 avril 2026 | Remise des candidatures au jury après présélection |
| Avril-juin 2026 | Examen des candidatures par le jury |
| Juillet-octobre 2026 | L’équipe technique prépare l’exposition, le catalogue et les autres activités connexes en collaboration avec les artistes sélectionnés |
Novembre 2026
| Annonce publique des lauréats et lauréates, notamment sur les réseaux sociaux des organisateurs et le site web du HCDH |
Ressources
- Rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités : https://www.ohchr.org/en/special-procedures/sr-minority-issues/about-mandate
- Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits culturels : https://www.ohchr.org/EN/Issues/CulturalRights/Pages/SRCulturalRightsIndex.aspx
- Réseau des Nations Unies sur la discrimination raciale et la protection des minorités : https://www.ohchr.org/EN/Issues/Minorities/Pages/
UNNetworkRacialDiscriminationProtectionMinorities.aspx - Page du HCDH sur les artistes issus de minorités, la liberté d’expression et la dissidence : https://www.ohchr.org/en/minorities/minority-artists-voice-and-dissidence
[1] A/HRC/49/46, par. 25 à 27.
[2] A/HRC/49/46, par. 25 à 27.
[3] https://docs.un.org/en/A/HRC/16/45
[4] https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/objets-de-memoires
Formulaire de candidature en ligne pour les artistes issus de minorités
Tous les artistes qui s’identifient comme appartenant à une minorité sont invités à soumettre leur candidature au Concours international pour les artistes issus de minorités par voie électronique. Les artistes doivent remplir le formulaire d’inscription et télécharger les fichiers ou les liens Internet (URL) de 5 œuvres de leur choix. Les artistes doivent soumettre des copies électroniques de leurs œuvres ou des liens vers leurs œuvres en ligne. Toutefois, les artistes ne perdront pas leurs droits de propriété intellectuelle et d’utilisation sur les documents soumis. Les fichiers téléchargés sur le site web du concours doivent être uniquement des images de l’œuvre d’art et ne doivent pas contenir de photographies du candidat ou d’autres personnes. Les femmes et les artistes LGBTQI+ appartenant à des minorités sont particulièrement encouragés à postuler.Critères d’éligibilité
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- Les candidats doivent s’identifier comme appartenant à une minorité nationale, ethnique, religieuse ou linguistique, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les minorités de 1992.
- Les candidats peuvent être de toute nationalité ou apatrides.
- Tous les formats artistiques sont acceptés, sans restriction quant au style ou au support. Les œuvres doivent toutefois être soumises sous forme électronique.
- Les œuvres doivent avoir pour thème « Guerre et réconciliation ».
- La participation au concours est gratuite ; il n’y a pas de frais d’inscription ni de frais de dossier. Toute tentative d’imposer des frais d’inscription doit être signalée à l’adresse suivante : ohchr-minorities@un.org
- Les œuvres collaboratives réalisées par plusieurs artistes issus de minorités sont les bienvenues.
- Les œuvres soumises doivent avoir été réalisées par le/la ou les candidats/candidates ou être le fruit d’une collaboration à laquelle le candidat ou la candidate a participé.
- Les artistes ayant déjà reçu un prix ou une mention honorable lors des éditions précédentes du Concours international pour les artistes issus de minorités ne sont pas admissibles.
- Les candidatures comprenant moins de 5 œuvres sont susceptibles d’être rejetées par le jury.
- Les œuvres doivent être soumises en format numérique.